Gérard le perturbateur

Acteurs

M. Fournier – Voici les images des folles soirées du Hollywood.

Mme Argento – Mais ils sont combien là-dedans ?

Gérard – Ça dépend. D’après les organisateurs ou d’après la police ?

Martine – Avant la fin de la soirée, il va finir en méchoui le Gégé.

Grand écran

(Vidéo du hall.)
Un groupe d’une quinzaine de jeunes, hommes et femmes, de 25 à 35 ans. La plupart sont debout, deux sont assis sur le sol.

Ils boivent des bières et fument des cigarettes. Ils discutent par petits groupes. Par moment certains passent d’un groupe à l’autre.

Cette séquence est typique du déroulé de la pièce.

L’écran montre quelque chose de grave : l’envahissement du hall de l’immeuble.
Mme Argento réagit à ce qui s’affiche, mais Gérard ne peut s’empêcher de lancer une plaisanterie.
Martine réagit de façon agressive à la plaisanterie de Gérard.

Cette partie de ping-pong entre le sérieux des événements et Gérard qui ne prend rien au sérieux, crée du rythme et de la drôlerie. Il n’y a qu’aux moments tragiques qu’il se tait, renforçant alors l’intensité du moment dramatique.

Le public s’habitue très vite à ce double jeu. Il est facile de comprendre s’il s’agit des événements qui se passent dans l’immeuble ou s’il s’agit des disputes entre acteurs.

Et après tout, est-ce si absurde d’imaginer des comédiens régler leur comptes personnels tout en jouant une pièce de théâtre ?